Cette fiction m'a pris du temps, et j'en suis vraiment pas fière.
Je voulais absolument faire un truc avec une marionnette tueuse, mais c'est mal écrit, y'a trop de répétitions, c'est bizarre, le temps passe trop vite, c'est pas développé...
Je pense qu'elle gagnerait à être écrite sur plusieurs chapitres et non pas en OS.
Enfin, au moins, elle donne un sentiment de malaise -en tout cas à moi-, c'est ce que je voulais.
Dites-moi ce que vous en pensez...
-10 ans s'abstenir
_Maman, maman !
_Qu'est-ce qu'il y a, Ange ? soupira la jeune femme, d'une trentaine d'années.
_Maman, regarde la marionnette !
_Quelle marionnette ?
_Celle-la, dans la vitrine ! Regarde, elle m'a souri !
La jeune femme, nommée Candice, regarda donc à travers la vitrine poussiéreuse que lui désignait sa fille. Il s'y trouvait effectivement une marionnette. Grande, d'environ un mètre, elle avait un visage fin, de grands yeux verts maquillés de noir et une bouche mise en valeur par un fin trait rouge. Ses cheveux, noirs et bouclés, étaient relevés en deux couettes jaillissant de son crâne de façon harmonieuse. Elle portait une petite robe noire et des ballerines de la même couleur.
Et elle souriait.
_C'est très bien, Ange. Ecoute, on est en retard, et je dois encore aller à la banque...
_Mais maman, elle est tellement jolie, cette marionnette...
Candice soupira. Cette fois, elle comprit le message de sa fille.
_Très bien, je te l'achète, mais je ne te la donnerai pas avant ton anniversaire.
_Oh ! Merci maman !
Ange se jeta dans les bras de sa mère, la faisant tomber à la renverse. Elles se mirent à rire, au milieu de la chaussée.
_Allez, viens, dit Candice en prenant la main de sa fille.
Elles entrèrent dans la boutique poussiéreuse. Il faisait très sombre, et un bazar monstre y régnait. Un vieil homme courbé se tenait derrière le comptoir.
Il s'adressa à elles d'une voix faible :
_Bonjour mesdemoiselles, que puis-je pour vous ?
_Bonjour, je voudrais acheter la marionnette en vitrine, s'il vous plaît...
_Valentine ? Oh... Vous êtes sûre ? J'en ai beaucoup d'autres, vous savez...
_Ange, tu veux voir les autres ?
_Non maman, c'est celle-la que je veux, c'est Valentine !
Le vieux monsieur soupira en secouant la tête.
_Très bien, mais je vous aurais prévenues... Ça fera cent euros.
Candice paya, puis l'homme emballa la poupée et lui tendit. La mère et la fille sortirent de la boutique, main dans la main.
***
Les mois passèrent, nous voici au dimanche quinze décembre. C'est l'anniversaire d'Ange.
La petite fille se leva à huit heures exactement, courut dans la chambre de sa mère et la réveilla. Puis elle descendit les escaliers et trépigna d'impatience dans la cuisine, tandis que Candice se réveillait lentement. Elle lui souhaita un bon anniversaire, puis alla chercher la marionnette, encore emballée. Elle la tendit à sa fille, qui la remercia dans une explosion de joie.
_Oh maman, elle est trop belle !
_Oui, Ange. Va déjeuner, maintenant, s'il te plaît...
Cette formalité accomplie, la petite fille retourna dans sa chambre avec la poupée. Elle passa la matinée à jouer avec. Elle lui mit les vêtements de ses autres poupées, mais ceux-ci étaient bien trop petits. Elle inventait des histoire sans queue ni tête, comme tous les enfants.
Puis elle la rangea et descendit manger. Sa mère l'emmena ensuite au parc d'attraction le plus proche, pour y passer l'après-midi. Ange s'amusa beaucoup, oubliant totalement Valentine. Quand elle rentrèrent, elle s'était endormie dans la voiture. Candice la porta jusque dans sa chambre. A cet instant, elle se réveilla.
_Ange, qu'est-ce que c'est que ce bazar ?
Effectivement, la chambre était sens dessus-dessous. Les jouets, les affaires d'écoles, les vêtements, tout traînait par terre ou sur les meubles. Les couettes aussi traînaient lamentablement à côté du lit, alors que Candice était sûre de l'avoir fait le matin même.
_Je... Je ne sait pas maman, j'ai rangé ce matin !
_Oui, mais tu as joué après, n'est-ce pas ?
_Seulement avec Valentine !
_Ce n'est pas beau de mentir, tu le sais très bien. Je vais faire ton lit et tu dormiras, mais pour ta punition, tu rangeras tout demain, au lieu d'aller voir Papy et Mamy.
_Oh non !
Ange adorait ses grand-parents, elle devait passer la journée chez eux le lendemain. Sa grand-mère lui avait prévu un programme génial pour la journée.
La petite fille, très déçue, se glissa dans ses draps, et s'endormit à la seconde.
***
Ange se réveilla avec un sentiment de malaise. Elle alluma sa lampe de chevet. Valentine se tenait au pied du lit, fixant intensément la petite fille. Il y avait quelque chose de troublant dans son regard, dans son sourire. Ses mains, qui étaient derrière son dos, bougèrent lentement et vinrent se placer à hauteur de son ventre.
Elle tenait un grand couteau de boucher.
Ange hurla et se réveilla en pleurant. C'était un cauchemar, seulement un cauchemar...
Elle se mit à pleurer, se leva et entra dans la chambre de sa mère. Elle lui raconta tout. Candice ne répondait pas.
Ange l'appela doucement, une fois, deux fois. Pas de réponse. Elle était allongée sur le côté ; Ange la tira doucement vers elle pour la mettre sur le dos.
Candice était littéralement éventrée. Une grande entaille courait le long de son corps ; on pouvait apercevoir ses boyaux. Ses yeux vides vixaient le plafond.
Ange hurla.
Valentine était assise sur une chaise, dans un coin de la pièce. Ses yeux étaient allumés d'un éclat machiavélique. Elle tenait le couteau du cauchemar.
Elle s'approcha d'Ange en ricanant.