Bonjour et bienvenue sur Just Fall Down.

Ce blog est, comme son titre ne l'indique pas, un recueil de one-shots divers et variés. (Si vous vous attendiez à tomber sur un blog perso, bah c'est ratééé...)


Je passerais donc y écrire quand l'envie me prendra, ou quand j'aurais une histoire en tête.

Sachez quand même que j'ai un goût très prononcé pour les histoires affreuses. Donc je conseille très fortement aux plus jeunes visiteurs de sortir TOUT DE SUITE de ce blog

Pour ceux qui veulent savoir (quoique je n'en vois pas l'intêret), je m'appelle Hélène, j'ai 16 ans & demi, je suis fan de Superbus, et j'écris également Love after Death


Sur ce, bonne lecture :)

# Postato martedì 11 agosto 2009 04:41

Modificato giovedì 13 agosto 2009 14:51

Newsletter

Newsletter
Bon voilà, y'a des gens qui m'ont demandé de les prévenir quand je posterai de nouvelles jolies petites histoires morbides... En fait, comme c'est pas une seule et même fic, je pensais pas que ça serait utile, mais bon.

Bref, pour être prévenu(e), c'est ici, & pas ailleurs.


Anti-Fiction
Lova-Superbus
Nachtfalter
MarGogo Dance Show
Angie
Na13-82

# Postato mercoledì 19 agosto 2009 09:37

Modificato martedì 22 settembre 2009 07:50

Fiction 1 : Edmund

Fiction 1 : Edmund
-10 ans s'abstenir


...Edmund courait à perdre haleine dans la rue déserte. Edmund courait toujours à perdre haleine. Il ne savait pas marcher, il n'avait jamais appris. Du moins, il ne se souvenait pas l'avoir appris. Alors il se contentait de courir. C'était fatiguant ; mais au moins, il était sûr de ne pas tomber. Il avait peur de tomber. Une fois, petit, il était tombé. Il avait cru mourir. Il s'était fait très mal, et avait passé trois semaines à l'hôpital. Il était tombé du quatrième étage de l'immeuble. Mais il était toujours vivant.
...Edmund ne se sentait pas normal. Les rares fois où il séchait l'école buissonière, il ne se mêlait pas aux autres enfants. Il ne les aimait pas. Eux non plus ne l'aimaient pas. Ils se moquaient de lui. Ils lui lançaient des cailloux. Ils lui volaient son goûter et son argent de poche.
...Mais Edmund ne pouvait pas se plaindre à ses professeurs. Parce que ses professeurs non plus ne l'aimaient pas. Ils ne l'interrogeaient jamais quand il levait le doigt. Pourtant, Edmund connaissait toujours la réponse. Il ne lui mettaient jamais de bonnes notes. Pourtant, lorsque son voisin copiait sur lui, il avait 20/20.
...C'est pour ça qu'Edmund préférait ne pas aller à l'école. Le matin, il se levait, se préparait, prenait son sac. Sa mère l'enguirlandait, comme tous les matins, et le menaçait de l'enfermer dans le placard s'il n'avait pas de bonnes notes. Alors Edmund partait sans mot dire. Il partait en courant, car, souvenez-vous, il ne sait pas marcher. Et puis il allait vagabonder dans le village. Parfois il allait à l'étang, et il faisait peur aux canards. Ou il pêchait, depuis qu'il avait volé la canne à pêche de son père. Sinon, il allait sur la place du village. Il s'asseyait sur un banc, et toute la journée, il regardait les gens passer. Il imaginait leurs vies, leurs destins. Souvent, c'était des histoires horribles.
...Edmund était un petit garçon horrible. Mais il ne le faisait pas exprès. Les gens étaient horribles avec lui. Alors il avait besoin de rejeter son trop-plein de haine hors de son petit corps.
...Ce jour-là, donc, Edmund se promenait dans une rue déserte. Enfin, il la croyait déserte. Il croisa alors une petite fille de son âge. Elle s'appelait Mary, et elle ne lui avait jamais parlé. Elle ne s'était même jamais moquée de lui.
...Edmund sourit à Mary, et lui dit bonjour. Mary répondit :
..._Salut, Edmund-tête-de-chien ! (C'était ainsi que ses camarades le nommaient.) Toujours pas à l'école, hein ? Moi non plus, aujourd'hui j'ai dit à maman que j'y allais, et puis j'ai décidé de faire comme toi ! Mais je ne suis pas aussi bête que toi, j'éviterais de me montrer là où il y a des gens !
..._Je ne suis pas bête, Mary. Les gens sont drôles. Souvent, ils me font pitié. Leurs pauvres guenilles pendent sur leurs corps maigrelets. Ils me réclament à manger. Parfois, je leur donne un de mes bonbons. Mais souvent, je les garde pour moi. Je les mange jusqu'au dernier, devant eux, et je ris beaucoup. Il y a aussi tout l'opposé ; ces hommes énormes. On voit qu'ils ont de l'argent. Ils adorent le montrer. Je ne les aime pas, il me regardent toujours comme si c'était moi, le bonbon. Mais leurs poches sont pleines. C'est grâce à leur argent que je m'achète des bonbons.
...La petite Mary le regarda avec de grands yeux ronds.
..._Tu voles les gens, Edmund ? Et tu te moques d'eux ? Mais c'est mal, tu le sais ! La maîtresse nous l'a dit !
..._C'est plus drôle de faire le Mal que le Bien.
..._Pourquoi ?
..._Parce que pour faire le Bien, il faut toujours être gentil. Il faut donner ce qu'on a. C'est très ennuyeux.
..._Tu es méchant, Edmund !
..._Oui, je suis méchant.
...Il s'approcha alors de la fillette avec des yeux féroces, ses mains en avant, doigts recourbés, pour imiter des griffes. Mary poussa un cri de terreur et s'enfuit en courant. Mais Edmund courrait plus vite qu'elle. Sans ralentir, Mary se pencha et ramassa des petits cailloux. Elle les lança à la figure d'Edmund. Celui-ci parut ne même pas ressentir la douleur. Par contre, sa haine redoubla. Il continua de courir toujours plus vite, et finit par rattraper Mary. Il se jeta sur elle et lui mis un coup de poing. La fillette s'étala sur les pavés en hurlant de douleur. Edmund s'agenouilla à côté d'elle et la frappa, la frappa encore, de ses petits poings. Il riait ; oui, il riait aux larmes. Il se moquait d'elle. Il la détestait. Mary, elle, avait perdu connaissance ; mais son corps continuait de bouger de façon désordonnée à chaque coup. Cela faisait redoubler les rires d'Edmund. Jusqu'à ce que le corps de Mary ne bouge plus, comme un jouet cassé. Edmund se releva alors, laissant Mary sur le bord de la chaussée, son sang s'écoulant dans les égouts, se mêlant aux eaux usées des habitants.

...Edmund avait huit ans, et il venait de tuer une petite fille.

# Postato giovedì 13 agosto 2009 08:56

Modificato domenica 30 agosto 2009 07:47

Fiction 2 : Puppet

Fiction 2 : Puppet
Cette fiction m'a pris du temps, et j'en suis vraiment pas fière.
Je voulais absolument faire un truc avec une marionnette tueuse, mais c'est mal écrit, y'a trop de répétitions, c'est bizarre, le temps passe trop vite, c'est pas développé...
Je pense qu'elle gagnerait à être écrite sur plusieurs chapitres et non pas en OS.
Enfin, au moins, elle donne un sentiment de malaise -en tout cas à moi-, c'est ce que je voulais.
Dites-moi ce que vous en pensez...


-10 ans s'abstenir

_Maman, maman !
_Qu'est-ce qu'il y a, Ange ? soupira la jeune femme, d'une trentaine d'années.
_Maman, regarde la marionnette !
_Quelle marionnette ?
_Celle-la, dans la vitrine ! Regarde, elle m'a souri !
La jeune femme, nommée Candice, regarda donc à travers la vitrine poussiéreuse que lui désignait sa fille. Il s'y trouvait effectivement une marionnette. Grande, d'environ un mètre, elle avait un visage fin, de grands yeux verts maquillés de noir et une bouche mise en valeur par un fin trait rouge. Ses cheveux, noirs et bouclés, étaient relevés en deux couettes jaillissant de son crâne de façon harmonieuse. Elle portait une petite robe noire et des ballerines de la même couleur.
Et elle souriait.
_C'est très bien, Ange. Ecoute, on est en retard, et je dois encore aller à la banque...
_Mais maman, elle est tellement jolie, cette marionnette...
Candice soupira. Cette fois, elle comprit le message de sa fille.
_Très bien, je te l'achète, mais je ne te la donnerai pas avant ton anniversaire.
_Oh ! Merci maman !
Ange se jeta dans les bras de sa mère, la faisant tomber à la renverse. Elles se mirent à rire, au milieu de la chaussée.
_Allez, viens, dit Candice en prenant la main de sa fille.
Elles entrèrent dans la boutique poussiéreuse. Il faisait très sombre, et un bazar monstre y régnait. Un vieil homme courbé se tenait derrière le comptoir.
Il s'adressa à elles d'une voix faible :
_Bonjour mesdemoiselles, que puis-je pour vous ?
_Bonjour, je voudrais acheter la marionnette en vitrine, s'il vous plaît...
_Valentine ? Oh... Vous êtes sûre ? J'en ai beaucoup d'autres, vous savez...
_Ange, tu veux voir les autres ?
_Non maman, c'est celle-la que je veux, c'est Valentine !
Le vieux monsieur soupira en secouant la tête.
_Très bien, mais je vous aurais prévenues... Ça fera cent euros.
Candice paya, puis l'homme emballa la poupée et lui tendit. La mère et la fille sortirent de la boutique, main dans la main.



***


Les mois passèrent, nous voici au dimanche quinze décembre. C'est l'anniversaire d'Ange.
La petite fille se leva à huit heures exactement, courut dans la chambre de sa mère et la réveilla. Puis elle descendit les escaliers et trépigna d'impatience dans la cuisine, tandis que Candice se réveillait lentement. Elle lui souhaita un bon anniversaire, puis alla chercher la marionnette, encore emballée. Elle la tendit à sa fille, qui la remercia dans une explosion de joie.
_Oh maman, elle est trop belle !
_Oui, Ange. Va déjeuner, maintenant, s'il te plaît...
Cette formalité accomplie, la petite fille retourna dans sa chambre avec la poupée. Elle passa la matinée à jouer avec. Elle lui mit les vêtements de ses autres poupées, mais ceux-ci étaient bien trop petits. Elle inventait des histoire sans queue ni tête, comme tous les enfants.
Puis elle la rangea et descendit manger. Sa mère l'emmena ensuite au parc d'attraction le plus proche, pour y passer l'après-midi. Ange s'amusa beaucoup, oubliant totalement Valentine. Quand elle rentrèrent, elle s'était endormie dans la voiture. Candice la porta jusque dans sa chambre. A cet instant, elle se réveilla.
_Ange, qu'est-ce que c'est que ce bazar ?
Effectivement, la chambre était sens dessus-dessous. Les jouets, les affaires d'écoles, les vêtements, tout traînait par terre ou sur les meubles. Les couettes aussi traînaient lamentablement à côté du lit, alors que Candice était sûre de l'avoir fait le matin même.
_Je... Je ne sait pas maman, j'ai rangé ce matin !
_Oui, mais tu as joué après, n'est-ce pas ?
_Seulement avec Valentine !
_Ce n'est pas beau de mentir, tu le sais très bien. Je vais faire ton lit et tu dormiras, mais pour ta punition, tu rangeras tout demain, au lieu d'aller voir Papy et Mamy.
_Oh non !
Ange adorait ses grand-parents, elle devait passer la journée chez eux le lendemain. Sa grand-mère lui avait prévu un programme génial pour la journée.
La petite fille, très déçue, se glissa dans ses draps, et s'endormit à la seconde.


***


Ange se réveilla avec un sentiment de malaise. Elle alluma sa lampe de chevet. Valentine se tenait au pied du lit, fixant intensément la petite fille. Il y avait quelque chose de troublant dans son regard, dans son sourire. Ses mains, qui étaient derrière son dos, bougèrent lentement et vinrent se placer à hauteur de son ventre.
Elle tenait un grand couteau de boucher.
Ange hurla et se réveilla en pleurant. C'était un cauchemar, seulement un cauchemar...
Elle se mit à pleurer, se leva et entra dans la chambre de sa mère. Elle lui raconta tout. Candice ne répondait pas.
Ange l'appela doucement, une fois, deux fois. Pas de réponse. Elle était allongée sur le côté ; Ange la tira doucement vers elle pour la mettre sur le dos.
Candice était littéralement éventrée. Une grande entaille courait le long de son corps ; on pouvait apercevoir ses boyaux. Ses yeux vides vixaient le plafond.
Ange hurla.
Valentine était assise sur une chaise, dans un coin de la pièce. Ses yeux étaient allumés d'un éclat machiavélique. Elle tenait le couteau du cauchemar.
Elle s'approcha d'Ange en ricanant.

# Postato giovedì 13 agosto 2009 09:58

Modificato giovedì 27 agosto 2009 07:35

Fiction 3 : Alice in horrorland

Cette histoire voit arriver l'ère des fanfictions sur ce blog. Eh oui, en tant que fan inconditionnelle d'Alice et de son Wonderland, je ne pouvais pas ne pas écrire sur elle. :D
D'ailleurs, je mettrai peut-être des petits OS sur Superbus, plus tard. Mais c'est dur d'écrire un truc original sur un groupe. Encore plus un truc morbide. J'ai pas envie de leur faire du mal, moi >_<
Bon, pour revenir au sujet, je SAIS qu'Alice n'a pas 17 ans dans l'histoire originale. Justement. C'est fait exprès.
(Image)
Bonne lecture ;)






...Je m'appelle Alice. Alice, tout court. J'ai dix-sept ans.
...Je suis dans un tunnel. Enfin, un tunnel. Je crois que c'en est un. Plutôt un terrier, en fait. Sa particularité, c'est qu'il est vertical. Oui, vertical, vous savez, comme les lampadaires dans la rue. J'ai l'impression que ça fait des années que je n'ai pas vu de lampadaires.
Vous vous demandez sûrement comment je fais pour marcher dans un tunnel vertical. En fait, je ne marche pas. Je tombe. Je tombe lentement ; ma jupe large fait office de parachute. Je la déteste, mais j'ai bien fait de la mettre.
...Comment je suis arrivée là ? C'est très simple. J'étais dans une prairie, assise sur un arbre, avec ma chatte Dinah. Cette prairie et cet arbre me semblaient vaguement familiers, mais je n'avais pas mis le doigt sur l'évènement qui me les rappelait. Même le fait de jouer avec Dinah l'était. Et puis, elle s'était mise à miauler de façon désespérée, m'alertant qu'un lapin blanc en costume, les yeux rivés vers sa montre et répétant inlassablement "Je suis en retard !" venait de passer en-dessous de nous. J'avais alors sauté lestement sur mes pieds et m'étais lancée à sa poursuite, ce qui me semblait tout à fait naturel. Le lapin avait plongé dans son terrier, et moi, innocente et naïve gamine, je m'étais précipitée à sa suite, Dinah dans les bras.
...Et depuis cela, je tombe.
...Mais ma chute n'est pas le plus intéressant. Non, depuis que j'étais entrée dans ce terrier, les murs autour de moi changeaient. Le temps défilait devant moi, alors qu'il semblait s'être arrêté.
...A l'entrée, j'avais d'abord vu une mère avec son bébé, en train de lui donner à manger. J'étais entourée de petits pots, biberons, hochets, couches, etc. Les lumières étaient bleu pâles. Le bébé pleurait, la femme lui chantait une berceuse pour le calmer.
...Puis le gamin, seul, courait en riant autour de moi, tournant en rond dans le terrier. J'avais essayé de le toucher, mais mes doigts n'avaient rencontré que le vide, sans même brouiller l'image. Des vélos, des cahiers et des cartables, des ballons voletaient autour de moi. C'était une explosion de couleurs : rouge, vert, jaune, bleu... Un véritable arc-en-ciel.
...A présent, les couleurs se ternissent un peu, et l'enfant -âgé d'environ douze ou treize ans- préfére alors le skateboard au vélo. Je le vois s'entraîner avec ses copains, toujours intouchable malgré mes nombreux essais. Le décor est cette fois constitué de divers composant d'une trousse de secours, tels que des sparadraps, du mercurochrome, du désinfectant... Les amis discutent ensemble de tout et n'importe quoi, et je peux capter des bribes de leur conversation.
...L'enfant disparaît alors, et je continue de tomber, silencieusement à présent, tandis que les couleurs muent vers une sorte de gris foncé/vert bouteille. Des couleurs tristes, répugnantes. L'enfant réapparaît alors, sous forme d'un magnifique adolescent. Il est accompagné d'une fille. Cette vision-ci dure seulement une seconde. Je vois alors sa mère lui hurler dessus, et l'enfant monter dans sa chambre, accompagné d'une lame de rasoir. La dernière chose que je vois est l'éclat de celle-ci.
...Puis, plus rien. Le noir complet. J'attends, pensant qu'une autre illusion surgirait ; j'attends des heures, sans rien. Alors je me mets à paniquer. Je parle à Dinah, qui me répond par de faibles miaulements. J'appelle le lapin, qui, évidemment, ne répond pas. Mes yeux ne parviennent pas à s'habituer à l'obscurité ; pourtant, je peux voir la lumière provenant du haut du terrier. Je l'appelle plus fort, jusqu'à ce que ma voix se brise, et je me mets à pleurer. Mes larmes coulent de plus en plus fort, glissant sur mes joues, puis tombent ; mais jamais je ne les entends toucher le sol.

...Je m'appelle Alice, je suis tombée de haut, et jamais je n'atterrirai.
Fiction 3 : Alice in horrorland

# Postato mercoledì 19 agosto 2009 09:32

Modificato lunedì 31 agosto 2009 09:00